Noms cyclones 2026/2027 : liste officielle sud ouest océan Indien

D'Agueda à Zacarias, voici la liste des noms pour la saison cyclonique 2026/2027 du sud ouest océan indien

Le 29/06/2026 à 17:32 0

Dans Infos Cyclone

Le 1er juillet marque le basculement vers l’année cyclonique 2026/2027 dans le sud-ouest de l’océan Indien. À partir de cette date, tout système atteignant le stade de tempête tropicale modérée sera nommé à partir d’une nouvelle liste, qui commence par AGUEDA. Découvrez la liste complète en fin d'article.

Le 30 juin marque la fin de l’année cyclonique 2025/2026 dans le sud-ouest de l’océan Indien. À partir du 1er juillet, une nouvelle année de référence commence pour la nomination des systèmes tropicaux.

Concrètement, si une tempête atteint le stade requis pour recevoir un nom à partir du 1er juillet 2026, elle sera nommée à partir de la liste 2026/2027. Le premier nom prévu est AGUEDA.

Mais comment un système reçoit-il un nom ? Qui décide ? Pourquoi la liste change-t-elle le 1er juillet alors que le cœur de saison arrive surtout plus tard ? Et pourquoi certains systèmes portent parfois un nom qui ne figure pas dans la liste locale ? On vous s'explique tout de A à Z.

 

Le 1er juillet, on change de liste

Dans le sud-ouest de l’océan Indien, la période la plus active de la saison cyclonique se situe généralement entre novembre et avril.

Mais pour les noms, la règle est différente : la liste change le 1er juillet.

Cela signifie qu’à partir du 1er juillet 2026, on ne poursuit pas la liste 2025/2026. On repart avec la liste 2026/2027, en commençant par la lettre A.

Après cette date, le premier nom disponible sera donc AGUEDA.

 

Comment la liste des noms est-elle établie ?

La liste des noms n’est pas choisie au hasard.

Dans le sud-ouest de l’océan Indien, les noms sont validés par le Comité des cyclones tropicaux de la Région I de l’Organisation météorologique mondiale. Ce comité réunit les pays concernés par le suivi et les impacts des systèmes tropicaux dans le bassin.

Depuis 2015, le fonctionnement repose sur trois listes de référence. Ces listes tournent d’une saison à l’autre. Mais elles ne sont pas simplement réutilisées à l’identique.

Lorsqu’un nom est utilisé pendant une saison, il est ensuite remplacé dans les futures listes par un nouveau nom proposé par l’un des pays membres.

C’est pour cela que les listes évoluent avec le temps. Elles gardent une structure alphabétique, mais les noms déjà utilisés opérationnellement sont remplacés.

Chaque nom est aussi associé à un pays d’origine. Par exemple, dans la liste 2026/2027, AGUEDA est fourni par le Mozambique, BERTRAND par la France, HISNA par Maurice, PITSANA par Madagascar, TARIK par Maurice ou encore WAFULA par le Kenya.

La liste reflète donc le caractère régional du bassin. Elle n’est pas seulement composée de noms venus des îles comme La Réunion, Maurice, Rodrigues ou Madagascar. Elle inclut aussi des noms proposés par des pays d’Afrique australe et orientale, car les systèmes tropicaux peuvent aussi toucher les côtes africaines ou provoquer des impacts dans l’intérieur des terres après leur arrivée sur le continent.

Le plan opérationnel précise que les noms choisis doivent tenir compte des usages précédents. L’objectif est d’éviter les doublons ou les noms déjà problématiques dans d’autres bassins cycloniques.

En résumé, la liste est construite à partir de trois listes de référence, validées au niveau régional, qui tournent d’une saison à l’autre. Les noms utilisés sont remplacés par de nouveaux noms proposés par les pays membres.

À noter : dans la liste 2026/2027, le nom PETA a été remplacé par PITSANA, car il est déjà utilisé dans le bassin du sud-est de l’océan Indien. Ce détail illustre bien le fonctionnement des listes : elles sont construites avec les pays membres du Comité des cyclones tropicaux du sud-ouest de l’océan Indien, mais aussi en coordination avec les autres régions cycloniques, pour éviter les doublons et les confusions.

 

 

À quel moment un système reçoit-il un nom ?

Un système ne reçoit pas un nom dès qu’un amas nuageux apparaît dans l’océan.

Avant d’être nommé, il peut déjà être suivi par les services météorologiques sous forme de zone perturbée, perturbation tropicale ou dépression tropicale. Il peut même provoquer du mauvais temps, de fortes pluies, du vent ou une mer dangereuse.

Mais pour recevoir un nom dans le sud-ouest de l’océan Indien, il doit atteindre le stade de tempête tropicale modérée.

Cela correspond à des vents moyens sur 10 minutes d’environ 63 à 88 km/h près du centre, présents ou estimés sur une partie significative de la circulation.

C’est pour cela qu’un système peut être surveillé plusieurs jours avant d’être nommé. Le nom arrive seulement lorsque le seuil officiel est atteint.

 

Qui donne leS nom ?

Le suivi technique des systèmes du bassin est assuré par le CMRS de La Réunion, le Centre météorologique régional spécialisé cyclones tropicaux pour le sud-ouest de l’océan Indien.

Mais la nomination officielle dépend aussi de la position du système.

Lorsque le système approche du stade de tempête tropicale modérée, le CMRS La Réunion échange avec le centre sous-régional concerné :

Madagascar, si le système est centré à l’ouest de 55°E ;

Maurice, si le système est centré entre 55°E et 90°E.

Si les centres s’accordent sur le fait que le stade de tempête tropicale modérée est atteint, le centre sous-régional concerné attribue officiellement le nom.

En cas de désaccord technique, la décision finale revient au CMRS La Réunion.

 

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Pourquoi donne-t-on des noms aux tempêtes ?

Le nom sert d’abord à simplifier la communication.

Il est beaucoup plus facile pour le public, les médias, les autorités et les services météorologiques de parler d’un système avec un nom clair plutôt qu’avec un simple numéro technique.

Dire “la tempête AGUEDA” est plus parlant que de dire “le système 01-20262027”.

Le nom permet aussi d’éviter les confusions lorsqu’il y a plusieurs systèmes suivis en même temps dans le bassin.

Mais attention : le nom n’est pas une alerte.

Un système nommé peut rester loin des terres et ne provoquer aucun impact majeur. À l’inverse, un système non nommé peut déjà apporter de fortes pluies, une mer dangereuse ou du vent sur certaines régions.

Les alertes officielles dépendent donc des impacts attendus : vent, pluie, houle, submersion, orages, crues ou état de la mer.

 

Quelle zone est concernée par cette liste ?

La liste des noms s’applique aux systèmes tropicaux ou subtropicaux qui se développent dans le sud-ouest de l’océan Indien.

La zone concernée s’étend de l’équateur à 40°S, à l’ouest de 90°E, jusqu’à la côte est de l’Afrique.

Elle couvre notamment les systèmes pouvant évoluer autour de Madagascar, La Réunion, Maurice, Rodrigues, les Seychelles, les Comores, Mayotte, le canal du Mozambique, l'Afrique Australe et les zones maritimes voisines.

 

Le cas particulier des systèmes venus d’Australie ou d’Indonésie

C’est l’un des points qui crée le plus souvent de la confusion auprès des populations locales.

Normalement, les noms sont choisis dans l’ordre alphabétique de la liste du sud-ouest de l’océan Indien. Mais il existe une exception importante.

Si un système est déjà nommé par les centres australien ou indonésien, puis qu’il entre ensuite dans le sud-ouest de l’océan Indien en franchissant la limite de 90°E, il garde son nom d’origine.

Dans ce cas, il ne reçoit pas un nouveau nom de la liste locale. C'est le cas notamment du cyclone Freddy.

C’est pour cela qu’un système peut parfois évoluer dans notre bassin avec un nom qui ne figure pas dans la liste prévue pour la saison en cours. Ce n’est pas une erreur. Cela signifie simplement que le système avait déjà été baptisé dans une autre zone de responsabilité avant d’entrer dans notre bassin.

En revanche, si un système arrive non nommé dans notre zone, puis atteint le stade de tempête tropicale modérée dans le sud-ouest de l’océan Indien, il reçoit alors un nom selon la procédure locale.

 

Un système garde-t-il son nom toute sa vie ?

Oui.

Une fois nommé, un système conserve son nom pendant le reste de son cycle de vie, jusqu'à dissipation.

Même s’il faiblit, même s’il se réorganise, même s’il change de trajectoire ou s’éloigne des terres, le nom reste le même.

Cette règle permet de suivre le même phénomène du début à la fin, sans donner l’impression qu’il s’agit d’un nouveau système.

 

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Et si la saison est très active ?

La liste comporte 26 noms, de A à Z.

Dans la pratique, il est rare (voire impossible) d’aller jusqu’au bout d’une liste dans le sud-ouest de l’océan Indien. Les saisons les plus actives de l'histoire du bassin n'ont jamais dépassé la lettre "R".

 

Ce qu’il faut retenir

  • À partir du 1er juillet 2026, le sud-ouest de l’océan Indien bascule officiellement dans l’année cyclonique 2026/2027 pour la nomination des systèmes tropicaux. Cette date marque aussi la fin de l’année cyclonique 2025/2026, même si le dernier système nommé, JULUKA, remonte au mois d’avril.
  • Le premier nom de la nouvelle liste est AGUEDA.
  • Un système ne reçoit un nom que lorsqu’il atteint le stade de tempête tropicale modérée. Ce nom sert à identifier clairement le phénomène, mais il ne remplace jamais les alertes officielles.
  • Il faut aussi retenir le cas particulier des systèmes venus de la zone australienne ou indonésienne : s’ils ont déjà été nommés avant d’entrer dans notre bassin, ils conservent leur nom d’origine. C’est ce qui explique pourquoi certains phénomènes suivis dans le sud-ouest de l’océan Indien ne portent parfois pas un nom issu de la liste locale.

 

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