Plus chaud ne veut pas dire plus ensoleillé
Autre particularité de juillet 2026 à La Réunion : la chaleur exceptionnelle ne s'est pas accompagnée d'un ensoleillement exceptionnel.
À l'échelle de l'île, Météo-France mesure au contraire un rayonnement global inférieur de 5 % à la normale mensuelle.
À Gillot, la durée quotidienne moyenne d'insolation n'a été que de 5 h 45, contre 7 h 10 habituellement pour un mois de juillet sur la période de référence 2001-2020. Huit journées ont même enregistré moins de quatre heures de soleil.
La situation présente toutefois de fortes différences régionales. Le rayonnement a été supérieur à la moyenne à la Plaine des Palmistes (+5 %) et dans le Sud Sauvage (+7 %), conforme à la moyenne dans le Nord-Ouest, mais déficitaire ailleurs, notamment au Tampon (-17 %) et au volcan (-18 %).
Ainsi, le record de chaleur de juillet 2026 à La Réunion ne peut pas être résumé à un mois particulièrement ensoleillé : les données montrent au contraire un rayonnement global légèrement déficitaire.

Juillet 2026 a également été globalement sec et peu venteux
La température n'est pas la seule particularité du bilan climatique.
Les précipitations de juillet 2026 à La Réunion présentent un déficit moyen de 25 % à l'échelle de l'île, particulièrement marqué dans le Sud Sauvage. Les pluies sont globalement déficitaires dans le Nord, l'Est et le Sud, alors que l'Ouest présente localement de très forts excédents.
Les contrastes sont considérables. À La Crête, Météo-France relève seulement 130,4 mm, soit un déficit de 76 % par rapport à une normale de 554,4 mm. À l'opposé, Pointe des Trois Bassins reçoit 52,1 mm contre seulement 7,8 mm normalement, soit un excédent de 568 %.
Le vent a lui aussi été inhabituellement discret. Météo-France ne relève que deux jours de vent fort à Gillot, contre 8 à 9 habituellement, et deux jours à Pierrefonds, contre près de 10 en moyenne. La rafale la plus élevée du mois parmi les valeurs recensées atteint 79 km/h le 6 juillet à Gros Piton Sainte-Rose.
Juillet 2026 combine ainsi températures très élevées, déficit pluviométrique global et faible fréquence des épisodes de vent fort.