Pour la période juin-juillet-août 2026, les produits saisonniers du CEP/ECMWF dessinent un hiver austral très contrasté dans le sud-ouest de l’océan Indien. Le signal le plus net oppose le sud du bassin, orienté vers des conditions plus humides que la normale, aux régions plus proches de l’équateur, où la tendance apparaît nettement plus sèche.
À Madagascar, la situation semble plutôt rassurante : les simulations suggèrent un scénario allant d’une pluviométrie proche de la normale à légèrement excédentaire selon les secteurs. Dans tous les cas, pas de signal déficitaire en vue.
Pour les Mascareignes, le message est plus clair : les îles se situent dans une zone où la probabilité d’un hiver plus humide que la normale ressort fortement. Toutefois, les produits d’ensemble nuancent cette tendance, car l’écart moyen par rapport à la normale reste limité. Autrement dit, le scénario majoritaire va bien vers un hiver plus humide, mais sans excès spectaculaire à ce stade.
Du côté de l’archipel des Comores, aucun scénario dominant ne se dégage vraiment, avec une tendance plutôt proche des normales saisonnières.
En revanche, le signal est beaucoup plus préoccupant pour les Seychelles : les produits du CEP indiquent une forte probabilité de précipitations déficitaires sur l’ensemble juin-juillet-août 2026, avec un écart à la normale qui pourrait être important, voire sévère, notamment du côté des îles principales.