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Enawo 07 mars 2017 0300utc cycloneoi com

Bilan de la saison cyclonique 2016/17 par Météo France

Météo France Océan Indien vient de publier le bilan de la saison cyclonique 2016/2017 du bassin sud-ouest de l'océan indien. L'agence revient en détail sur les principaux faits marquants de cette saison certes peu active, mais qui vaut tout de même par certains points le coup d'oeil.

Une saison ultra précoce

Cette saison cyclonique 2016/2017 est qualifiée par Météo France d'atypique. Habituellement, le ou les premiers systèmes de la saison prennent naissance au cours des mois de novembre voire décembre. Sauf que cette saison, c'est dès le mois de juillet 2016 qu'a eu lieu le premier baptême. Une cyclogenèse s'est déroulée en plein hiver austral pour aboutir sur la formation de la tempête ABELA, baptisée le 17 juillet 2016. C'est seulement la 3e fois dans l'histoire du bassin sud-ouest depuis le début de l'ère satellitaire (1967) qu'une tempête soit baptisée durant ce mois (ODETTE juillet 1971, et une tempête non baptisée en juillet 1997). Par contre, ABELA peut se targuer d'être le phénomène le plus intense pour un mois de juillet, puisqu'il a atteint brièvement le stade de forte tempête tropicale. Autre précocité de cette saison cyclonique, la dépression subtropicale BRANSBY. Ce système a évolué au sud de Madagascar au début du mois d'octobre 2016. Selon Météo France, il s'agit là aussi, de la dépression subtropicale la plus précoce depuis le début de l'ère satellitaire.

Dépression Subtropicale Bransby au sud de Madagascar le 5 octobre 2016 (Firinga.com)

Dépression Subtropicale Bransby au sud de Madagascar le 5 octobre 2016 (Firinga.com)

Un calme plat quasi inédit

Après un début de saison cyclonique précocement animé, la suite va s'avérer exceptionnellement calme. Alors que l'activité cyclonique est censée monter en régime à partir du mois de novembre, c'est l'inverse qui se passe. De la fin de BRANSBY en octobre, à la cyclogenèse de CARLOS en Février, le bassin sud-ouest plonge dans un état de léthargie rarement observé. Pendant près de 3 mois, le bassin fut totalement amorphe en raison d'une anomalie sèche marquée, inhibant les cyclogenèses. Seule une brève et anecdotique dépression tropicale sera suivie durant le mois de janvier 2017. Selon Météo France, ce cas de figure ne s'est présenté qu'une seule fois depuis le début de l'ère satellitaire. Il aura donc fallu attendre CARLOS pour que la saison redémarre enfin. C'est ce système qui va concerner les Mascareignes en y apportant des précipitations bénéfiques aussi bien pour Maurice que pour la Réunion.

CARLOS au stade de tempête tropicale modérée au nord de Maurice le 6 février 2017 en fin de journée (Météo France)

CARLOS au stade de tempête modérée au nord de Maurice (Météo France)

Une activité cyclonique faible mais...

Au total, le centre des cyclones de la Réunion aura suivi 7 systèmes dont 6 ont été baptisés alors que la normale est de 9. Sur ces 6 baptêmes 3 on atteint le stade de cyclone tropical contre 5 pour la normale. Cette saison fut donc très en dessous de la normale saisonnière. Malgré tout, cela n'a pas empêché les terres habitées d'être impactées. Après Carlos pour les Grandes Mascareignes, il y eu le cyclone DINEO, qui frappa le Mozambique le 15 février 2017. Puis, au cours du mois de Mars, le cyclone intense ENAWO impacta durement Madagascar. C'est le plus puissant cyclone que la Grande Île ait subi depuis le monstre GAFILO en 2004.

PR

  • Source : Météo France Océan Indien
  • Image d'illustration : Cyclone Intense ENAWO le 7 mars 2017 à 0300utc

bassin sud ouest

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