Quels impacts possibles pour les terres habitées ?
Agalega : vers une amélioration progressive
Situé à proximité de la perturbation, l'archipel d'Agalega demeure exposé à des conditions météorologiques instables, avec des passages pluvieux pouvant encore présenter une certaine intensité.
Dans son communiqué spécial du jeudi 5 novembre, le Mauritius Meteorological Services (MMS) signalait des averses orageuses modérées à fortes, des rafales pouvant atteindre 70 km/h ainsi qu'une mer forte avec des houles de l'ordre de 2,50 mètres.
Toutefois, l'éloignement progressif du système devrait favoriser une amélioration des conditions météorologiques sur l'archipel au cours des prochaines heures.
Mascareignes : pas de menace directe, mais une atmosphère plus chaude et humide
Pour La Réunion, Maurice et Rodrigues, aucun scénario d'impact cyclonique direct n'est actuellement envisagé.
En revanche, le contexte atmosphérique régional pourrait favoriser le maintien, voire le renforcement, de conditions chaudes et humides en cette fin de semaine et durant le week-end.
Des averses passagères, localement de bonne intensité, ne sont donc pas exclues sur certaines parties de l'archipel.
À noter que les services météorologiques mauriciens ont émis une veille de fortes pluies pour Rodrigues, valable jusqu'au samedi 7 novembre à 16h, heure locale.
Madagascar : la région DE SAVA en première ligne dès dimanche
C'est désormais vers le nord-est de Madagascar que se concentre l'attention pour la suite de l'évolution de la zone perturbée n°2.
Le scénario d'un atterrissage entre dimanche et lundi reste privilégié. Toutefois, l'ampleur des impacts potentiels dépendra largement de l'intensité réellement atteinte par le système avant son arrivée sur les côtes malgaches.
Et cette intensité constitue encore la grande inconnue de l'équation.
Dans tous les cas, une dégradation pluvieuse potentiellement marquée apparaît probable à partir du dimanche 8 novembre, avec un risque de fortes précipitations pouvant se prolonger lundi.
La région de SAVA, située dans le nord-est de la Grande Île, se trouve actuellement en ligne de mire de cette dégradation.
Il est encore trop tôt pour préciser l'importance des cumuls de pluie ou l'intensité des vents susceptibles d'affecter les zones habitées.
La situation devra donc faire l'objet d'une surveillance attentive au cours des prochaines 48 heures, particulièrement pour les habitants du nord-est de Madagascar.
Enfin, il est important de préciser que cet épisode n'aura aucune mesure avec ce qui a été observé la saison dernière avec Gezani. Les scénarios actuels se limitent à un système d'intensité modeste (dépression ou tempête modérée).
Certes les pluies pourraient être conséquentes et nécessitant potentiellement une attention particulière, mais pas de conditions cycloniques à proprement parlé.
Comores : un scénario encore très incertain
Pour l'archipel des Comores, l'échéance demeure trop éloignée pour établir un scénario d'impact suffisamment fiable.
La principale difficulté concerne l'état dans lequel pourrait se trouver le système après son passage sur le nord de Madagascar.
La traversée des terres malgaches va provoquer un affaiblissement et une destructuration importante du phénomène, quelle que soit son intensité initiale.
Dans son scénario actuel, le CMRS de La Réunion envisage une possible ressortie de la circulation résiduelle sur le nord du canal du Mozambique entre lundi 9 et mardi 10 novembre.
Il demeure cependant impossible de déterminer précisément son organisation et son intensité à cette échéance.
Pour l'heure, les principaux modèles simulent un système fortement affaibli, évoluant ensuite dans un environnement marqué par un important cisaillement vertical du vent, peu propice à une reprise de l'intensification.
Ce scénario reste néanmoins à confirmer avec les prochaines prévisions.