18032017

ENAWO : 81 morts à Madagascar, l'aide internationale se déploie

Le bilan du passage du cyclone intense ENAWO sur Madagascar continue de grimper plus d'une semaine après l'impact. Selon le Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes (BNGRC), il passe de 78 à 81 personnes décédées. A Antananarivo, des risques d'effondrements planent toujours sur la colline de Manjakamiadana.

Le bilan s'alourdit encore

Le dernier bilan communiqué par le BNGRC fait état de 81 morts, 18 disparus, 250 blessés et 424 801 sinistrés. La région d'Atsinanana est la plus touchée avec 34 décès. 16 régions ont été concernées par le cyclone tropical intense et seulement 6 n'enregistrent pas de pertes en vies humaines. En termes de sinistrés et de dommage sur les infrastructures, c'est la région de Sava qui a été la plus lourdement impactée avec 236 456 sinistrés, 335 écoles endommagées et 17 formations sanitaires touchées. Le bilan dressé est encore provisoire et il n'est pas exclu qu'il continue encore d'augmenter dans les prochains jours. Le dernier cyclone à avoir durement frappé le nord-est de Madagascar est INDLALA en mars 2007. Il y a 10 ans ce violent cyclone provoqua la mort de 150 personnes. En 2004, c'est l'un des cyclones les plus puissant de l'histoire du bassin sud-ouest de l'océan indien qui frappait cette même région. Le bilan fut lourd, 241 morts et 181 disparus.

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ENAWO a provoqué de fortes précipitations sur son trajet, traversant la Grande Île du nord au sud. Du côté de la capitale Malgache, les rivières en crues ont provoqué des inondations importantes. Les champs de rizières ont été durement touchés ce qui laisse craindre des risques de pénurie en riz. Comme toujours, après de forts épisodes pluvieux, le risque de glissement de terrain augmentent sur les hauteurs d'Antananarivo. C'est encore le cas sur la colline de Manjakamiadana ou plusieurs habitations risques de s'effondrer ou d'être victimes d'éboulement plus d'une semaine après ENAWO. Par mesure de précaution, les habitants concernés par ce risque ont été évacués de leurs logements. D'après Newmada.com, cette décision a été prise suite à une évaluation du BNGRC effectuée sur place cette semaine avec l'aide de l’Institut et Observatoire de Géophysique d’Antananarivo (IOGA).

Les aides arrivent

Les autorités Malgaches ont fait appel à l'aide internationale face à l'ampleur de la catastrophe qui touche Madagascar. Les besoins en logistique sont immenses et le pays seul ne peut y faire face. L'aide internationale arrive, malgré les quelques cafouillages observés au lendemain de la catastrophe (notamment l'affaire du SDIS Réunionnais bloqué à Ivato) et le retard pris par les autorités Malgaches de décréter l'état de sinistre national. Les Nations Unies ont débloqué une aide en nature à hauteur de 8.3 millions de dollars, alors que la Chine fait don de 45 millions d'Ariary (13 500€) au BNGRC. Selon le gouvernement Malgache, le besoin réel pour faire face à la catastrophe s'élève à 50 millions de dollars.

Solidarité régionale

Depuis la Réunion, la PIROI (entité de la croix rouge Française) a envoyé 45 tonnes de matériel d'urgence acheminés vers Madagascar via un bâtiment de la marine nationale Française. Ce matériel contribuera à soutenir l'action de la croix-rouge Malgache qui oeuvre actuellement dans les régions les plus sinistrées. Les Forces Armées dans la Zone Sud de l’Océan Indien (FAZSOI) ont déployé le patrouilleur "Le Malin" pour cette opération d'acheminement. Cette action s'inscrit dans le cadre des opérations d’assistance faisant suite à une catastrophe naturelle indique le communiqué des FAZSOI. Du côté de Maurice, conformément à ce qu'avait indiqué le Premier Ministre, Pravind Jugnauth, la République Mauricienne participe également à la solidarité, en allouant 10 millions de roupies pour venir en aide aux sinistrés du cyclone ENAWO selon l'express.mu.

PR

Source : Newsmada.com / Lexpressmada.com / Lexpress.mu / PIROI / FAZSOI / BNGRC / Présidence de Madagascar

Photo : Haja Faniry / BNGRC

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