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5 choses à savoir sur le nom des cyclones de l'océan indien

Pourquoi nomme t-on les cyclones, depuis quand cette pratique existe t-elle, comment sont choisis les noms, quels sont les critères de baptême et quel est la liste des noms pour l'océan indien? Voici 5 choses à savoir impérativement sur le nom des cyclones dans l'océan indien.

1/ Pourquoi nommer les cyclones ?

Associé un nom au cyclone peut paraître de prime abord étrange. Mais elle répond à un souci de faciliter la communication entre prévisionniste et public. L'attribution d'un nom à un phénomène dépressionnaire tropical permet une meilleure identification et personnalisation de la menace lors des bulletins de prévision ou des alertes. Le développement au fil de l'histoire du transport maritime pour la guerre ou le commerce, nécessitera de distinguer clairement chaque cyclone. Il est à noter que plusieurs systèmes peuvent évoluer simultanément dans le même bassin. Ainsi, en nommant chacun de ces systèmes permet d'éviter la confusion.

2/ Depuis quand nomme t-on les cyclones dans l'océan indien ?

Selon l'histoire, c'est un météorologiste australien dénommé Clement WRAGGE, qui fut le premier à donner un nom aux cyclones au cours du XIXe siècle. Dans l'océan indien Sud-Ouest, c'est à partir de 1960 qu'on commence à nommer les cyclones. Alix, Carol, Diane et Elise sont les premiers prénoms utilisés dans ce bassin. Jusqu'à la saison 1999/2000, les noms furent exclusivement féminin.

Pour la partie Est de l'océan indien, c'est à dire à l'Est de 90E du côté de la région australienne, les tempêtes et cyclones sont nommés à partir de 1964. Bessie fut le premier nom utilisé par le Bureau Of Meteorology australien. Là aussi, les premiers prénoms sont exclusivement féminins, avant l'apparition de prénoms masculins au cours de la saison 1974/1975 qui fut une première au niveau mondiale à cette époque.

3/ Comment sont choisis les noms ?

Dans l'océan indien Sud-Ouest, la procédure d'établissement de la liste des noms a connu plusieurs réformes. Au départ, chaque centre météorologique régional se voyait attribuer à tour de rôle la responsabilité d'établir cette liste durant plusieurs années. Ainsi, de la fin des années 80 au début des années 90, ce rôle fut assuré par Madagascar avec des noms comme Clotilda, Firinga ou Gasitao. Vers le milieu des années 90, le centre des Seychelles prend le relais et donnera des noms célèbres tel que Géralda ou Litanne.

À compter de la saison 2000/2001, l'ensemble des pays du Sud-Ouest de l'océan indien contribue au choix des noms, à l'occasion du Comité des Cyclones Tropicaux qui se déroule théoriquement tous les 2 ans. Des noms de pays d'Afrique australe font leur apparition, donnant un caractère très exotique à cette liste. Parmi les noms marquant de ces 20 dernières années, on peut citer Gafilo, Kalunde, Gamède ou encore le tristement célèbre Idai.

À noter que dans la région australienne, le public a la possibilité de proposer des prénoms. Toutefois, ce choix est soumis à des pré-conditions très strictes et peuvent être tout simplement remplacer ou refuser lors du comité des cyclones tropicaux du Pacifique Sud. De plus, les listes mettent entre 10 et 20 ans pour être entièrement utilisé. Cela signifie qu'il est probable que plus de 50 ans s'écoule avant que votre nom ne s'affiche sur les listes. 

4/ Une liste différente par bassin ?

L'océan indien Sud est divisé en 3 sous région qui sont chacune sous la responsabilité d'un centre météorologique. Le bassin sud-Ouest de l'océan indien est sous la responsabilité de la Réunion, alors que le bassin Sud-Est est divisé entre le centre de Djakarta (Indonésie) et celui de Perth/Darwin (Australie). Chacun d'eux ont donc leur propre liste de nom. Il arrive parfois, qu'un cyclone né en zone australienne ou indonésienne pénètre en zone de la Réunion ou inversement. Dans ce cas, les systèmes gardent le même prénom et ne sont plus renommés comme cela fut le cas auparavant. Cette situation s'est présentée 2 fois au cours de la saison cyclonique 2018/2019 (Kenanga et Savannah).

5/ Les critères de baptême dans l'océan indien

Donner un nom à un cyclone ne se fait pas à la légère et sans règle. L'Organisation Météorologique Mondiale a défini des critères de baptême basés sur la force du vent. Lorsque des vents moyens max sur 10 min dépassent les 63 km/h près du centre, le stade de tempête tropicale est estimé atteint. C'est à partir de là, qu'est baptisé le système.

Dans l'océan indien Sud-Ouest, le centre de Maurice et de Madagascar après consultation du CMRS de la Réunion, ont la responsabilité du baptême. Pour l'océan indien Sud-Est, ce sont les TCWC de Djakarta, de Perth et de Darwin qui baptisent les tempêtes.

La liste des noms pour la prochaine saison cyclonique

noms cyclones saison 2019/2020

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