Irma dega

Une rafale de 320km/h enregistrée durant IRMA ?

En septembre 2017 les îles du nord de l'arc des Antilles subissaient le pire cyclone de leur histoire. Aucune station n'a résisté à l'ouragan IRMA sur les îles impactées, sauf une station météo personnelle de Saint Barthélemy, qui aurait réussi l'exploit de relever une vitesse de vent de 320 km/h.

IRMA le "BIG ONE" des Antilles

Lors du terrible épisode cyclonique IRMA, plusieurs îles du nord de l'arc des Antilles subirent le pire ouragan de leur histoire. Ces îles furent traversées par la zone la plus dangereuse d'un catégorie 5, qui correspond au sommet de l'échelle d'intensité des ouragans pour l'Atlantique nord. Autant dire que les conditions cycloniques vécues furent tout simplement cataclysmiques, apocalyptiques, atomiques... les qualificatifs n'ont pas manqué pour décrire l'indescriptible. La violence du phénomène fut telle, que les instruments de mesure du vent n'ont pas résisté, à l'instar des habitations et des infrastructures de ces îles.

Image de l'ouragan IRMA (NRL)

Selon les données officielles, les vents maximums relevés lors de l'épisode IRMA furent 190 km/h en vent soutenue sur 1 minute et une rafale de 249 km/h le 6 septembre 2017, à la Barbuda sur une station de la NOAA avant que celle-ci tombe en panne selon Docteur Jeff MASTER, ancien membre des Huricane Hunters du NHC et co-fondateur de wunderground. Etant donné l'ampleur du désastre et des destructions, il était évident que ces valeurs étaient largement en dessous de l'intensité réelle qui déferla au moment de la calamité maximale.

320 km/h enregistrée par une station personnelle

C'était sans compter sur le réseau de station Personnelle de Weather Underground (PWS ) tenu par des passionnés. Serge BRIN, propriétaire d'une PWS sur Saint-Barthélemy, écrivit au Dr J. MASTER expliquant avoir été directement impacté par le mur de l’œil. En soit, être impacté par le mur de l’œil d'un catégorie 5 est déjà une chose rarissime, mais d'avoir une station qui tient le coup suffisamment longtemps pour permettre de réaliser des mesures au moment du paroxysme est une situation unique.

Compteur vent de la station de S. BRIN (wunderground.com)

Selon S. BRIN, la station a résisté au premier passage du mur de l’œil et à une partie du deuxième passage avant que des débris (qui avec un cyclone de cette intensité deviennent des projectiles) ne soit mise hors service. La plus forte rafale relevée fut de 320 km/h sur cette station personnelle de Saint-Barthélemy. Malgré cette mesure exceptionnelle, celle-ci ne représente pas un record. C'est le cyclone tropical OLIVIA qui évolua dans l'océan indien sud en avril 1996 qui détient officiellement le record avec 403 km/h sur l'île australienne de Barrow.

 

Des stations quasi professionnelles

La station ayant réussi l'exploit de tenir longtemps la dragée haute à IRMA était une Davis Vantage Pro II. Selon le Dr J. MASTER, cette station peut mesurer des vents jusqu'à la limite de 322 km/h. Selon S. BRIN, juste après la rafale maximale relevée sur sa station, le compteur tomba soudainement à 0km/h pendant une durée de 30 secondes. Le passionné ce demande si ce brusque black out ne correspondrait pas au fait qu'il y ait eu une rafale ayant dépassé cette fameuse limite de conception de 322 km/h.

En tout cas, cette histoire met en lumière d'une part la violence de l'ouragan IRMA, mais aussi, l'aide non négligeable que peut représenter ces stations météo quasi professionnelles tenues par des passionnés. Le développement d'un tel réseau serait tout à fait bénéfique dans le bassin sud-ouest de l'océan indien. C'est d'ailleurs un des objectifs de l'association réunionnaise METEOR-OI qui compte déjà un réseau de station conséquent tenu par des passionnés, et qui entend bien le développer à l'échelle régionale.

PR

  • Source : wunderground.com
  • Image d'illustration : Le Parisien
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