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Ouragan IRMA, un désastre et un chaos sans précédent

Apocalypse, scène de guerre, destruction, chaos, les qualificatifs ne manquent pas pour décrire le désastre laissé par l'ouragan IRMA dans les îles Antillaises impactées. Le président de la République Française, Emmanuel Macron,  parle d'un bilan qui s'annonce dur et cruel pour les îles du nord.

Des conditions cycloniques qui dépassent l'entendement

On craignait un impact catastrophique, les images et vidéos des conséquences du cyclone sur les zones directement frappées vont au delà des craintes. L'ouragan IRMA qui a atteint la catégorie 5, niveau d'intensité maximal dans l'océan atlantique, était annoncé à la lumière de ses caractéristiques hors normes comme le pire des ouragans à menacer les Antilles. Ce cyclone qui est le plus puissant de l'année 2017, le plus puissant dans le bassin atlantique depuis WILMA en 2005, s'est littéralement déchaîné sur les îles situées au nord de l'arc des Antilles. Dans la nuit de mardi à mercredi, c'est Barbuda qui fut la première directement impactée par ce monstrueux phénomène. Suivant une trajectoire d'ouest nord-ouest à une vingtaine de kilomètre heure, IRMA prend ensuite en enfilade durant la journée de mercredi Saint-Barthélémy, Saint-Martin, Angilla et les îles Vierges. C'est un cyclone hors catégorie, d'une force exceptionnelle et au maximum de son intensité qui balaye ces îles. Ce sont alors des vents soutenus de près de 300 km/h et des rafales d'une violence inouïes supérieures à 350 km/h qui ont déferlé dans les zones concernées par le mur de l'oeil.

Vision d'horreur et dévastations sans précédent

Les dégâts observés laissent sans voix. D'après les chiffres annoncés, le niveau des destructions sur la partie française de Saint-Martin est de 95% et de 90% sur l'île de Barbuda. Les images permettent de se rendre compte de la violence et du caractère exceptionnel des conditions cycloniques qui ont déferlé. C'est le chaos, des scènes de guerre, des dévastations donnant l'impression qu'un souffle atomique a balayé les habitations. Ces îles sont actuellement quasiment coupées du monde, les ports et aéroports étant totalement hors d'état d'usage, notamment l'aéroport international Princess Juliana de Saint-Martin totalement détruite et les communications particulièrement difficile. 

 

Le seul bilan officiel et provisoire provient de Saint-Martin ou le chiffre de 6 morts et passé à 8 victimes, avec la crainte que ce chiffre hélas n'augmente. Selon le témoignage d'un habitant de Saint-Barthélémy la nuit de mardi à mercredi fut une nuit d'angoisse, rythmée par le bruit assourdissant des rafales et des impacts contre les murs et toitures des débris transformés en projectile. Toujours selon ce témoignage, "les dégâts sont si colossaux qu'on a l'impression de ne plus vivre au même endroit". Le moins que l'on puisse dire est que les signaux ne sont pas bons et le bilan s'annonce terrible.

A présent à qui le tour?

Lors du dernier point effectué par le centre des ouragans de Miami, IRMA fait preuve d'une incroyable résistance. En effet, le système continue de générer des vents soutenus sur 1 minute de 160 kt (296 km/h) et des rafales de près de 195 kt (environ 350 km/h) pour une pression centrale estimée à 918 hPa. L'ouragan suit une trajectoire de secteur ouest nord-ouest à vitesse relativement rapide de 28 km/h.

Dernière prévision du NHC concernant l'ouragan IRMA

Dernière prévision du NHC concernant l'ouragan IRMA ce jeudi 7 septembre à 0500utc

IRMA qui longe actuellement les côtes nord de Puerto-Rico devrait transiter à proximité du nord de Haïti, puis, traverser l'ensemble de l'archipel des Bahamas de la fin journée de jeudi à samedi. En fin d'échéance, une inflexion franche en direction du nord est attendue emmenant le cyclone droit vers la péninsule de Floride, qui devrait être impactée si les prévisions voient juste à partir de dimanche, alors que IRMA serait encore un catégorie 4. C'est au tour des Etats-Unis encore marqué par HARVEY de plongé dans l'inquiétude et l'angoisse. A noter qu'à l'Est des Antilles un nouvel ouragan nommé JOSE suit une trajectoire qui mérite déjà une attention particulière. Le mois de septembre habituellement redouté dans l'atlantique nord vient une nouvelle fois d'en démontrer la raison.

PR

  • Source : NHC / Ministère de l'intérieur de la République Française
  • Image d'illustration : Twitter

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