MEKUNU : l'équivalent de 5 ans de précipitation en 4 jours à Salalah (Oman)

Le cyclone tropical intense MEKUNU a comme prévu sévèrement impacter le sud du sultanat d'Oman et une partie du Yémen. Hormis les vents violents qui ont déferlé, ce sont surtout les précipitations exceptionnelles pour la région qui sont à l'origine des dégâts les plus importants.

Des pluies exceptionnelles pour la région

La saison cyclonique 2018 de l'océan indien nord comment fort. Après la forte tempête SAGAR qui a causé bien des soucis aux pays longeant le Golfe d'Aden, c'est le cyclone tropical MEKUNU qui vient de frapper les côtes sud d'Oman et une partie du Yémen.

C'est dans la nuit du vendredi 25 au samedi 26 que le météore a touché terre à proximité de la ville de Salalah. C'est un épisode que l'on pourrait qualifier d'exceptionnel tant il est rare de voir un cyclone d'une telle intensité frapper cette zone de la péninsule Arabique.

MEKUNU, malgré la proximité des terres, a connu une phase d'intensification significative, alors que l'impact avec le sultanat était imminent. Ce baroud d'honneur lui a permis d'atteindre le stade de cyclone tropical intense!

Des vents violents avoisinant probablement les 200 km/h localement ont balayé les secteurs directement impactés par le mur de l’œil et des pluies tout aussi exceptionnelles pour cette région habituellement aride se sont abattues dans la région omanaise du Dhorfar.

Un nouveau système en préparation ?

Selon les autorités du sultanat, il est officiellement tombé sur la ville de Salalah 617mm de pluie du 23 au 27 mai. Cela représente plus de 5 ans de précipitation, dans la mesure ou la moyenne annuelle est de 117mm! Le bilan humain est lourd puisque le bilan provisoire fait état d'au moins 11 morts au Yémen et à Oman, en plus d'une quarantaine de personnes toujours portées disparues sur l'île de Socotra.

A noter qu'une nouvelle zone suspecte est sous surveillance cette fois-ci dans le Golfe du Bengale. Le système numérotée 95B par la Navy pourrait se creuser significativement à proximité de Myanmar dans les prochaines 24 à 36h, avant de toucher terre.

Bien que le potentiel d'intensification semble limité en raison de la proximité des terres, la situation est à suivre de près en raison des fortes précipitations que peut provoquer ce type de phénomène.

PR

  • Source : RSMC New Delhi / Oman Observer / Times of Oman
  • Image d'illustration : Oman Observer

 

Ajouter un commentaire