Amphan promettait le carnage là où il frapperait. Hélas, il a tenu parole

22 Mai 2020 05 UTC

Comme on pouvait le craindre, le cyclone Amphan a semé la destruction et la mort en Inde et au Bangladesh. Le cyclone a touché terre sur les côtes du Bengal Occidental dans l'après-midi du Mercredi 20 Mai avec l'intensité d'un catégorie 3 sur l'échelle de Saffir-Simpson.

Amphan à la hauteur des craintes

Le cyclone Amphan promettait le carnage là où il frapperait. Le cyclone sema comme attendu la désolation et la mort sur son périple destructeur. L'impact eut lieu sur les côtes de l'Inde, au niveau du Bengal Occidental Mercredi après-midi. Bien qu'affaibli, Amphan était encore un violent cyclone équivalent à un ouragan de catégorie 3 sur l'échelle de Saffir-Simpson au moment de l'impact. Le choc a donc été rude.

Amphan a déployé toutes les armes qu'un cyclone possède pour détruire et tuer. Les rafales qui ont probablement approché localement les 200 km/h dans les zones traversées par le dangereux mur de l'oeil, ont  provoqué des destructions majeures. Des pluies intenses couplées à la marée de tempête, ont généré comme on pouvait le craindre des inondations significatives.

Plus de 80 morts !

La mégapole Calcutta et ses 14 millions d'habitants a été sévèrement secouée. Selon la police municipal de Calcutta (KMC), plus de 5 000 arbres ont été déracinés dans la ville, des centaines de lampadaires endommagés et de nombreuses maisons se sont effondrées. Firhad Hakim, ministre d'État au Développement urbain et président du conseil d'administration du KMC, déclare que "la ville n'a jamais été témoin d'une catastrophe aussi importante". 

Des évacuations massives ont été organisées pour tenter de limiter l'impact de ce cyclone sur les vies humaines. Ainsi, près de 3 millions de personnes ont été évacuées vers des abris d'urgence. Malheureusement, cela n'aura pas suffi à sauver toutes les vies. Le bilan humain qui croit de jour en jour dépasse les 80 morts en Inde et au Bangladesh selon un dernier bilan.

De catastrophe en catastrophe

Cette catastrophe intervient alors que l'Inde fait face à l'épidémie de COVID-19. L'UNICEF tire la sonnette d'alarme alertant que des personnes en danger, non seulement en raison directe des inondations et des dommages causés par le vent, mais également en raison de la propagation potentielle du COVID-19 dans les abris d'évacuation surpeuplés.

Amphan rappelle que le Golfe du Bengale est une région où le risque cyclonique est loin d'être négligeable. Il y a un an déjà, au cours du mois de Mai 2019,  le puissant cyclone Fani fit 89 morts en Inde et au Bangladesh. Régulièrement, les régions côtières du Golfe sont la cible de tempêtes ou cyclones. La vulnérabilité des populations conduise souvent à des drames humains majeurs.

Notez que que l'océan indien Nord connaît 2 pics d'activité cyclonique par saison. La première est en ce moment (Avril/Mai) et la deuxième entre Octobre et Décembre.

bassin nord

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