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Le Mozambique continue de souffrir de l'après IDAI et KENNETH

12 Août 2019 - En Mars et Avril le Mozambique fut frappé consécutivement par les violents cyclones tropicaux intenses IDAI et KENNETH. 4 mois après, le pays continue de souffrir des conséquences de ces terribles cyclones.

Une des pires catastrophes du Sud-Ouest de l'océan indien

Le 14 mars 2019, le cyclone tropical intense IDAI touche terre près de la ville de Beira. Le 25 avril, les provinces de Cabo Delgado et de Nampula au Nord du Mozambique sont à leur tour dévastés par le cyclone tropical intense KENNETH. Les phénomènes causent des pertes en vies humaines, des destructions massives, des déplacements forcés et des épidémies. Le bilan humain officiel fait état de plus de 600 morts pour IDAI (officieusement le nombre de victime dépasserait largement le chiffre de 1000 décès), alors que KENNETH a fait plus de 40 morts.

En tout, plus de 1.8 million de personnes ont été affectées par ces deux cyclones selon l'INGC. De nombreux corps restent portés disparus ou non identifiés. Le Gouvernement mozambicain a initié un processus d'identification via des tests ADN. C'est le cas par exemple d'une centaine de corps inhumés dans la localité de Susunhenga qui ont ainsi pu être correctement identifiés relate le Sunday Mail. D'ores et déjà, le bilan du cyclone IDAI en fait un des plus meurtriers de l'histoire cyclonique du Sud-Ouest de l'océan indien.

Épidémie et détresse alimentaire

Au lendemain de ces catastrophiques cyclones, une épidémie de choléra a éclaté à Sofala, dans la province de Cabo Delgado, dans la ville de Pemba, et dans les districts de Metuge et Mecufi. Environ 7000 cas ont été recensés. Le choléra est une infection épidémique caractérisée par des diarrhées brutales et très abondantes conduisant à une sévère déshydratation. Les populations n'ont eu d'autres choix que de consommer de l'eau ou des aliments souillés, menant à cette infection qui peut être mortelle. Toutefois, les actions menées ont semble t-il permis de contenir l'expansion de l'épidémie selon les Nations Unis.

Selon l’Organisation Internationale pour les Migrants (OIM), trois mois après les cyclones, plus d'un demi-million de personnes vivraient toujours dans des maisons détruites ou endommagées, tandis que 70 000 autres seraient toujours déplacées dans des logements d'urgence. Nombre d'entre eux sont peu sûrs et n'ont pas accès aux services de base tels que l'eau et l'assainissement. Pourtant, un abri sûr et adéquat sera essentiel pour que les personnes affectées soient protégées avant le démarrage de la prochaine saison des pluies vers novembre.

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Vivres du PAM qui arrivent dans la zone de réinstallation de Guara Guara (Mozambique) le dimanche de Pâques. Photo: PAM / Rafael Tarasantchi

Selon le Programme Alimentaire des Nations Unis (WFP), 1.6 million de personnes sont actuellement victimes de la faim au Mozambique et ce nombre pourrait passer à 1.9 million entre octobre et février prochain. C'est là une des autres conséquences les plus graves de ces meurtriers cyclones qui ont provoqué de nombreuses inondations et détruit des maisons et des terres agricoles, aggravant la crise alimentaire. Des centaines de millier d'hectares de terres agricoles ont été détruites dans la région centrale du Mozambique considéré comme le grenier à pain du pays.

Catastrophique saison pour l'Afrique Australe

Le Mozambique et plus globalement l'Afrique Australe auront été les grandes victimes de l'exceptionnelle saison cyclonique 2018/2019 du Sud-Ouest de l'océan indien. Hormis le Mozambique, le Malawi mais aussi le Zimbabwe ont subi des fortes pluies associées au premier passage de IDAI, encore simple dépression à l'époque. À noter que 2.5 millions de Zimbabwéens s'acheminent vers la famine selon le directeur exécutif du PAM.

Un appel au don d'un montant de 331 millions de dollars a été lancé par les Nations Unis, afin de venir en aide aux millions de personnes menacées de famine au Zimbabwe. Ces dons devraient également permettre de répondre aux besoins humanitaires des victimes du cyclone IDAI dans l'Est du pays, où plus de 500 000 Zimbabwéens ont été affectés et 50 000 déplacés.

PR

Source : WFP / IOM / INGC / ONU

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